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Les tenues vestimentaires

 
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Tani
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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 12:00:03 (2012)    Sujet du message: Les tenues vestimentaires Répondre en citant

❒❒❒
 MUROMACHI (1392-1573)
 
Sous les shôgun Ashikaga, des changements vestimentaires importants transformèrent les silhouettes pour toujours. Toujours fidèles à leur éthique guerrière, les hommes continuèrent à porter le hitatare avec des variantes comme le suô ou ledaimon (une sorte de hitatare orné de larges motifs). La différence essentielle résidait dans les matériaux utilisés. La soie du hitatare était remplacée par du lin ou du drap, moins onéreux. 

Noble en hitatare et épouse de guerrier 
 
Les femmes de haut rang abandonnèrent le hakama et commencèrent à porter un kimono plus long, visible dans sa totalité qui se para de couleurs vives et de brocarts. La ceinture du hakama permettant jusque-là de maintenir le kosode en place, il fallut y trouver un substitut. Le obi allait remplir ce rôle à la perfection. Il n’était encore qu’une étroite ceinture de quelques centimètres de large. C'est ainsi que la mode féminine s'élabora ainsi peu à peu. 
Lors de cérémonies officielles, les femmes de haut rang portaient par-dessus leur tenue, un lourd kosode posé sur les épaules, maintenu ouvert et paré de riches brocarts (uchikake). Durant la saison chaude et humide (de juin à septembre), les tenues officielles étant particulièrement inconfortables, elles nouaient le haut du uchikake autour de la taille (koshimaki), libérant ainsi le haut du corps .

Uchikake et koshimaki
 
Le kosode devint un vêtement d’extérieur à part entière et son aspect (couleurs et matières) évolua considérablement. On lui appliqua les techniques de teintures des vêtements d’apparat de la cour. La forme originale du kosode actuel, porté comme vêtement d’usage courant ou exceptionnel apparut donc à ce moment. 

Les gens ordinaires commencèrent à porter le dobuku, un manteau court dont la forme rappelle celle du haori. Porté à l'origine par les vendeurs de rues, il fut adopté par les hommes des classes supérieures.

À l’époque de Muromachi, les guerres continuelles mirent l’industrie et les productions familiales en déclin. Les belles étoffes furent importées de Chine et les décors à la main mis en valeur. On tenta d’imiter les décors chinois par des tissages de fils d’or et d’argent et par des impressions à la feuille d’or (suihaku). Combinées à la broderie, ces techniques furent bien accueillies et remplacèrent peu à peu les importations.
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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 12:00:03 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 12:09:08 (2012)    Sujet du message: Les tenues vestimentaires Répondre en citant

Le Kimono




Le kimono (着物?, de kiru et mono, littéralement « chose que l'on porte sur soi ») est le vêtement traditionnel japonais. Il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entraînement des arts martiaux (keikogijudogikarategi). Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon, le terme kimono désignait tous les types de vêtements ; de nos jours il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, de forme T, portée essentiellement pour les grandes occasions.
Le kimono descend du kosode, un vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement. Il est formé de rectangles de tissus pliés et cousus, mais jamais recoupés ; il est rectiligne, tombant jusqu'aux pieds ou chevilles, suivant la formalité de l'ensemble et la personne qui le porte. Sa particularité consiste dans ses manches très longues, pouvant aller jusqu'au sol pour les kimonos des jeunes femmes (furisode). Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit : d'une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d'autre part, les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse. Il est tenu en place par une large ceinture nouée dans le dos, appelée obi.


Petite histoire :


Le kimono se nomme aussi gofuku (呉服?, littéralement le vêtement des Wus), les premiers kimonos ont été largement influencés par les vêtements traditionnel des Hans, connus aujourd'hui sous le nom de hanfu (漢服, kanfuku?). L'établissement d'ambassades en Chine a favorisé l'adoption par le Japon de nombreuses traditions chinoises depuis le début du ve siècle. Cependant, c'est surtout au cours du viiie siècle que la mode chinoise devient populaire au Japon, notamment avec l'adoption du décolleté féminin. Au cours de la période Heian au Japon (794-1192), le kimono devient très stylisé. Puis, pendant la période Muromachi (1392-1573), le "Kosode", un kimono d'une seule pièce anciennement considéré comme un sous-vêtement, a commencé à être utilisé sans le pantalon hakama que l'on mettait par-dessus. À la période Edo (1603-1867), les manches sont devenues plus longues, spécialement pour les jeunes filles, le "Obi" est devenu plus répandu dans de nombreux style suivant les modes. Depuis lors, la forme basique du kimono, tant chez la femme que chez l'homme, n'a presque plus évolué, ceux réalisés avec talent dans des matériaux précieux sont considérés comme des œuvres d'art.


Kimono des femmes :


Le choix d'un kimono est très important ; le vêtement ayant tout une symbolique et la façon de le porter comportant des messages sociaux qui peuvent être très précis. Tout d'abord, une femme choisit le kimono suivant son statut marital, son âge et la formalité de l'événement. En ordre descendant de formalité :



Motif sur un kurotomesode 
 
  
  • Kurotomesode (黒留袖?) : kimono noir avec des motifs seulement en dessous de la taille. Le kurotomesode est le kimono le plus formel pour les femmes mariées. Il est porté aux mariages par les mères des mariés. Un kurotomesode a cinqkamon (blasons de famille) : un sur le dos de chaque manche, un au milieu du dos, et un sur le devant de chaque épaule.
  • Furisode (振袖?) : furisode se traduit littéralement par manches flottantes — en moyenne, les manches d'un furisode mesurent entre 100 et 110 centimètres de long. Le furisode est le kimono le plus formel pour les femmes célibataires (non mariées). Les motifs couvrent le haut et le bas du vêtement ; c'est ce kimono qui est porté au seijin shiki, ainsi qu'aux mariages, par les jeunes femmes de la famille des mariés.




Manche defurisode 
 
  
  • Tomesode (Irotomesode) (色留袖?) : ressemble au kurotomesode, mais en une couleur (non noir). Comme le kurotomesode, les motifs se trouvent seulement en dessous de la taille. Un tomesode est légèrement moins formel qu'unkurotomesode ; il est porté aux mariages par les femmes mariées de la famille des mariés. Un tomesode peut avoir trois ou cinq kamon.
  • Hōmongi (訪問着?) : se traduit littéralement « vêtement de visite ». Caractérisé par des motifs continus sur les épaules et manches, ainsi qu'en dessous de la taille, un hōmongi est un peu plus formel que son cousin le tsukesage. Le hōmongi peut être porté par les femmes mariées et célibataires ; ce sont souvent les amies de la mariée qui le porteront aux mariages. Un hōmongi peut aussi servir aux sorties formelles, telles des galas.
  • Tsukesage (付け下げ?) : un tsukesage a des motifs plus modestes et qui sont moins continus que ceux des hōmongi. Il peut être porté par les femmes mariées et célibataires.
  • Iromuji (色無地?) : kimono d'une seule couleur, qui peut être porté par les femmes mariées et célibataires. Il est surtout porté pour le chanoyu, cérémonie du thé. La soie peut être un jacquard (rinzu), mais n'a pas de motifs coloriés.
  • Komon (小紋?) : petit motif. Il s'agit d'un kimono avec un motif répétitif. Ce kimono est assez informel, et peut être porté en ville, ou rendu plus formel avec un joli obi pour manger au restaurant. Les femmes mariées et célibataires peuvent le porter.




Exemple d'un motif Edo komon vu de près 
 
  
  • Edo komon (江戸小紋?) : un type de komon caractérisé par de minuscules points qui forment des motifs. La technique de teinture edo komon a ses origines dans les samouraï de la période Edo. Un edo komon est aussi formel qu'un iromuji ; quand il comporte deskamon (un seul kamon étant le plus courant, mais il en existe avec trois), il peut être porté aux mêmes événements qu'un tsukesage ou houmongi.
  • Yukata (ゆかた?) : vêtement informel, sans doublure, fait de coton habituellement, mais aussi de lin ou de chanvre. Les yukata sont portés en été, aux festivals, par femmes, hommes et enfants. Ils sont également portés aux onsen (bains chauds), où ils sont souvent fournis par l'établissement, on parle alors de yukatabira.



Kimono des hommes ou comment une faignasse prend soin de son apparence :


Alors qu'il faut une dizaine d'accessoires pour s'habiller dans un kimono de femme, les ensembles masculins sont plus dépouillés, comportant un maximum de cinq accessoires (sans compter les chaussettes tabi et sandales zori).
De nos jours, les principales différences entre les kimonos féminins et masculins sont les motifs et la couleur. Un kimono d'homme est sombre et, le plus souvent, d'une seule couleur : noir, bleu indigo, vert foncé, parfois marron. Les motifs, s'il y en a, sont subtils, et se trouvent plutôt sur les kimonos informels. Ces derniers peuvent être de couleur plus vive aussi : violet, vert et bleu plus clairs. Les lutteurs de sumo portent parfois des couleurs très vives, comme rose fuchsia. Dans sa forme, le kimono homme se différencie par l'attache des manches, les manches des hommes sont presque totalement reliées au reste du kimono et fermé, alors celles des femmes sont largement ouvertes et très détachées.
Le kimono le plus formel pour un homme est de soie noire, avec cinq kamon (un dans le dos, un au dos de chaque manche et un sur chaque côté de la poitrine). Puis par ordre, le nombre de kamon fait un kimono un peu moins formel: trois kamon(sur le dos et poitrine), un kamon (sur le dos).
Un homme peut rendre presque n'importe quel ensemble plus formel en portant un hakama ou haori (veste courte).


Vêtements associés : 


  • Zōri (草履?) : Sandales couvertes de tissu, de cuir, ou de paille tissée. Les zori peuvent être très élaborés, ou très simples. Ils sont portés par les hommes, femmes et enfants.
  • Geta (下駄?) : Sandales de bois portées en été, on les voit surtout avec des yukata. Les geishas portent un style légèrement différent et plus formel.
  • Tabi (足袋?) : Chaussettes qui montent jusqu'aux chevilles, avec le gros orteil séparé des autres. Ils sont portés avec les sandales traditionnelles.
  • Waraji (草鞋?) : Sandales de paille tissée. Portés par les moines.




Haori et kimono informels des années 1920 
 
  
  • Hakama (袴?) : Vêtement couvrant le bas du corps, très ample, porté traditionnellement par les hommes, les femmes le réservant à certaines cérémonies (ou, anciennement, aux voyages à cheval). Le hakama peut prendre deux formes : celui d'un pantalon (avec une séparation entre les jambes) ou celui d'une jupe. Il est porté par-dessus un kimono. Traditionnellement, les samouraïs (hommes et femmes) portaient les hakama de type pantalon, tandis que ceux de type jupe étaient plutôt portés par les moines et les hommes âgés. De nos jours, le hakama est utilisé dans certains arts martiaux. Un hakama a plusieurs plis, un koshiita - partie renforcée au milieu du dos, et des himo - lanières. Les hakama ont plusieurs niveaux de formalité, d'après leur couleur et motif. Les ensembles masculins les plus formels comportent souvent le hakama, alors que ce n'est pas le cas pour les ensembles féminins.
  • Haori (羽織?) : Veste qui tombe aux hanches ou jusqu'aux genoux, et qui ajoute un peu de formalité, mais n'est pas portée par les femmes dans leurs ensembles les plus formels. À l'origine le haori était porté seulement par les hommes, jusqu'à la période Meiji, où il a été adopté par les femmes. Les haori féminins sont plus longs que ceux des hommes.
  • Haori-himo : Corde tissée qui ferme le haori. Les plus formels sont blancs.
  • Obi (帯?) : Sorte de ceinture large et très longue, faite de tissu. Les obis des hommes mesurent environ 8 cm en largeur, alors que ceux des femmes font au moins 12 cm jusqu'à 30 cm de largeur, la moyenne étant 15 cm. Comme les kimonos, les obis sont choisis pour la formalité (ou non) d'un événement.

Source wikipédia et google
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